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Diocèse de Timmins   /  Diocese of Timmins                                                                                                                         No 60┼S.P.

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                                                                 1 -  Lettre pastorale : « Fidèles à l’enseignement des apôtres » 
 
Dans ma lettre pastorale de l’automne 2016, j’ai invité à une réflexion sur l’avenir de notre Église diocésaine : pour que l’Église continue d’être présente ici, il est fondamental que chaque fidèle prenne sa foi au sérieux et se laisse transformer par la présence du Christ et le message évangélique. 
 
Comment vivre notre foi si nous ne la connaissons pas bien ? Comment aimer quelqu’un que nous ne connaissons pas ? C’est pour répondre à ces questions que le Conseil diocésain de pastorale a retenu comme priorité pour l’année 2017-2018 « l’enseignement de la foi qui mène à une relation personnelle avec le Christ ». Il importe en effet de connaître le Seigneur et son message, pour devenir des disciples plus ardents.  
 
Avec la lettre pastorale « Fidèles à l’enseignement des apôtres » que je vous présente aujourd’hui, je soumets quelques pistes de réflexions pour nous rendre davantage conscients de notre situation de disciples du Seigneur. Nous trouvons en effet en lui la sagesse qui éclaire nos vies; nous savons cependant qu’être disciples du Christ ne va pas de soi : nous rencontrons des résistances, en nous et dans le monde. Notre foi demeure un trésor que nous voulons partager. 
 
Ainsi, j’invite chaque fidèle à lire cette lettre lentement et à se laisser interpeller sur sa manière d’être disciple du Christ. Je souhaite aussi, dans la mesure du possible, qu’on partage avec d’autres personnes à ce sujet : c’est une excellente manière de nous soutenir mutuellement dans notre effort d’engagement chrétien. En plus de cette lettre pastorale, d’autres instruments d’approfondissement spirituel sont offerts dans nos paroisses et nos écoles : pistes d’homélie, fiches de prière liturgique et de partage spirituel, souci des personnes distantes.   


                                                                       2- Stage missionnaire de deux prêtres franciscains africains 
 
Depuis quelques années, le diocèse de Timmins bénéficie de la présence et du ministère sacerdotal de trois prêtres franciscains africains : les Pères Stéphane Kazadi Sanga, Pierre Mafanda Mahuma et Georges Hakiz Nyarubwa. 

À ma demande, leur Supérieur provincial a accepté d’envoyer deux autres prêtres dont l’un pourra éventuellement revenir exercer ici le ministère sacerdotal. Ils effectueront un stage missionnaire en octobre et novembre prochain, dans les paroisses confiées à nos Franciscains : Sacré-Cœur de New Liskeard, Saint-Pierre de Virginiatown, Notre-Dame-du-Lac de Larder Lake, Assomption de la Sainte Vierge de Kirkland Lake, Saint-Laurent de Ramore, Très-Saint-Rédempteur de Holtyre, Marie-Reine-du Monde de Matheson, et Immaculée-Conception de Val-Gagné, de même que dans les missions Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin de Wahgoshig et Our Lady of Guadalupe de Matachewan. 
 
Je suis certain que les paroisses concernées les accueilleront chaleureusement. 
 
                                                                                           3- Notre Dame de Fatima 
 
Il y a cent ans cette année, la Sainte Vierge est apparue à trois jeunes de Fatima : Lucie, François et Jacinthe.  
 
Un groupe de fidèles a souhaité à juste titre célébrer le centième anniversaire de la dernière apparition, qui a eu lieu le 13 octobre 1917.  
 
Je suis heureux d’appuyer cette initiative en invitant les fidèles à une célébration eucharistique bilingue, en l’honneur de la Sainte Vierge, le vendredi 13 octobre prochain à 19 heures, en l’église Notre-Dame-de-laPaix, à Timmins; cette célébration sera précédée de la récitation du chapelet à 18h 15. 
 
Avec mes sentiments les meilleurs en Notre-Seigneur. 
 
 
┼ Serge Poitras Évêque de Timmins 
 
21 septembre 2017,  fête de saint Matthieu, apôtre et évangéliste. 


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INFOFAX 59

150e de la Confédération canadienne et Consécration à Marie

Le Canada célèbre cette année le 150e anniversaire de la Confédération. Pour le souligner, de nombreux événements sont prévus d’un océan à l’autre (a mari usque ad mare), comme le rappelle notre devise nationale.


L’Église catholique, pour sa part, en plus de sa participation aux festivités communes, désire souligner la dimension proprement spirituelle de cet anniversaire. À cet effet, les Évêques du Canada consacreront leurs diocèses, et par là tout le pays, au Cœur Immaculé de Marie, au cours d’une célébration particulière, le premier juillet ou un jour proche.


Je suis ainsi heureux d’inviter les fidèles de Timmins à une célébration eucharistique pour le Canada qui aura lieu le samedi premier juillet, à dix heures du matin, en la Cathédrale. Les prêtres et les fidèles des paroisses de la ville sont les premiers invités à cette messe qui est évidemment ouverte aussi aux autres fidèles, par exemple ceux qui seraient éventuellement présents à Timmins pour les festivités du premier juillet. Après l’homélie, je prononcerai, comme requis, la prière de consécration du pays et du diocèse au Cœur Immaculé de Marie.


Une telle consécration est tout d’abord le renouvellement, pour chaque personne baptisée, de la première consécration à Dieu effectuée lors du baptême; elle est en quelque sorte un engagement personnel, pris volontairement dans la foi, de vivre en union plus profonde avec le Seigneur, en se plaçant davantage à son service pour implanter son Royaume dans le monde. Une telle démarche se situe pleinement dans la ligne de ma lettre pastorale du carême 2017, dans laquelle je rappelais que chaque personne est appelée à la sainteté.


Cette consécration se fait au Cœur immaculé de Marie. Nous savons bien que la Sainte Vierge est le modèle insurpassable de la sainteté, elle qui a dit ‘oui’ à Dieu à chaque instant de son existence. Puisque Jésus nous l’a donnée comme Mère au moment où il mourait sur la Croix (Jn 19, 26 -27), nous pouvons compter sur son intercession dans notre propre cheminement spirituel, car elle vient au secours de ceux et celles qui recourent à elles, comme l’enseigne la très vieille prière ‘Sub tuum praesidium » (‘sous l’abri de ta miséricorde’; ‘beneath your compassion’).


La dévotion à la Sainte Vierge est fondamentale pour les fidèles catholiques. On le constate déjà par les innombrables églises qui portent son nom sous différents vocables : dans notre diocèse par exemple, Asssomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, de Kirkland Lake; Our Mother of Perpetual Help de New Liskeard;, Marie-Reine-du-Monde, de Matheson; Immaculée-Conception, de Val-Gagné; Notre-Dame-de-Bon-Secours, de Belle-Vallée; Notre-Dame-du Lac, de Larder Lake; Notre-Dame-de la-Paix, de Timmins, Our Lady Queen of Poland (Timmins). De nombreux fidèles récitent régulièrement le chapelet et le portent sur eux, assurés de trouver en Marie la Mère de miséricorde, le secours des chrétiens, comme l’évoquent les litanies mariales.


Nous pouvons compter sur la Sainte Vierge en priant pour notre pays. Avec ses richesses, sa prospérité, sa liberté, il a toujours besoin d’être transformé par l’Évangile, en particulier par la promotion d’une culture de la vie qui la respecte depuis sa conception jusqu’à sa fin naturelle, par la promotion de la famille et de son caractère unique et fondamental, par le respect de la liberté religieuse, l’engagement au service du bien commun, l’attention aux pauvres et aux démunis, le respect des différentes cultures…

Les prêtres et les fidèles qui ne pourront être présents à la Cathédrale le premier juillet sont invités à s’inspirer de l’acte de consécration au Cœur immaculé de Marie lors des célébrations dominicales dans leurs paroisses le premier ou le deux juillet prochain.


Notre-Dame du Canada, priez pour nous !


┼  Serge Poitras

Évêque de Timmins




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INFOFAX 58


Nominations de prêtres

Cette année, quelques prêtres des secteurs francophone et bilingue du diocèse reçoivent une nouvelle affectation.


M. l’abbé Marcel Bruneau, présentement curé de la paroisse Saint Joachim Parish de South Porcupine, est
nommé curé de la paroisse Sainte-Croix de Haileybury.


M. l’abbé Richard Ngoy, présentement administrateur paroissial de Sacré-Coeur-de-Jésus de New Liskeard,
est nommé administrateur paroissial de Notre-Dame-de-la-Paix de Timmins.


M. l’abbé Alexis O’Lenga, présentement administrateur paroissial de Sainte-Croix de Haileybury, est
nommé administrateur paroissial de Saint-Dominique-du-Rosaire de Timmins.


Le P. Georges Hakiza Nyarubwa o.f.m., présentement administrateur paroissial de Marie-Reine-du-Monde
de Matheson, Immaculée-Conception de Val-Gagné, Saint-Laurent de Ramore, Très-Saint-Rédempteur de Holtyre et de la mission amérindienne de Wahgoshig, est nommé administrateur paroissial de Sacré-Coeur de-Jésus de New Liskeard.


Le P. Pierre Mafanda Mahuma o.f.m, présentement administrateur paroissial de Notre-Dame-de-la-paix de Timmins est nommé administrateur paroissial de Marie-Reine-du-Monde de Matheson, Immaculée-Conception de Val-Gagné, Saint-Laurent de Ramore, Très-Saint-Rédempteur de Holtyre et auprès des fidèles de Premières Nations à Wahgoshig.


Le P. Stéphane Kazadi Sanga o.f.m., présentement administrateur paroissial de Saint-Dominique-du-Rosaire de Timmins, est nommé administrateur paroissial de l’Assomption-de-la Bienheureuse-Vierge-Marie de Kirkland Lake, Notre-Dame-du-Lac de Larder Lake, Saint-Pierre-Apôtre de Virginiatown, et auprès des fidèles des Première Nations à Matachewan.


Le P. Henri Touaboy c.ss.scp, présentement administrateur paroissial de l’Assomption-de-la Bienheureuse-Vierge-Marie de Kirkland Lake, Notre-Dame-du-Lac de Larder Lake, Saint-Pierre-Apôtre de Virginiatown, et de la mission améridienne de Matachewan, est nommé administrateur paroissial de la paroisse Saint Joachim Parish, de South Porcupine.


Ces nominations, avec un terme de six ans en principe, prennent effet le 3 juillet 2017.

Pour les prêtres comme pour les paroissiens, le détachement peut être difficile. Je remercie les prêtres pour leur disponibilité au service de l’Église de Timmins; je suis assuré également que les paroissiens accueilleront volontiers leurs nouveaux pasteurs et leur apporteront la collaboration requise pour la vitalité de leurs communautés et les défis de l’évangélisation.


D’autre part, on ne peut oublier que le diocèse n’a pas de séminaristes qui se préparent à devenir prêtres. Il nous faut prier davantage pour que ceux que le Seigneur appelle lui répondent généreusement et se consacrent à son service. Je termine en rappelant les paroles de notre Saint-Père le Pape François dans son message pour la Journée mondiale de prière pour les vocations lors due 4e dimanche de Pâques :


« Nous nous ouvrons à l’action silencieuse de l’Esprit, qui est le fondateur de la mission. Il ne peut jamais y avoir de pastorale vocationnelle ni de mission chrétienne sans la prière assidue et contemplative. En ce sens, il faut alimenter la vie chrétienne par l’écoute de la Parole de Dieu et, surtout, prendre soin de la relation personnelle avec le Seigneur dans l’adoration eucharistique, ‘lieu’ privilégié de la rencontre avec Dieu.
C’est cette intime amitié avec le Seigneur que je désire vivement encourager, surtout pour implorer du ciel de nouvelles vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. Le peuple de Dieu a besoin d’être guidé par des pasteurs qui consacrent leur vie au service de l’Évangile. C’est pourquoi je demande aux communautés paroissiales, aux associations et aux nombreux groupes de prière présents dans l’Église : contre la tentation du découragement, continuez à prier le Seigneur d’envoyer des ouvriers à sa moisson et de nous donner des prêtres amoureux de l’Évangile, capables d’être proches de leurs frères et d’être, ainsi, un signe vivant de l’amour miséricordieux de Dieu.
Chers frères et soeurs, aujourd’hui encore, nous pouvons retrouver l’ardeur de l’annonce et proposer, surtout aux jeunes, la sequela du Christ. Face à la sensation répandue d’une foi fatiguée ou réduite à de purs ‘devoirs à accomplir’, nos jeunes ont le désir de découvrir l’attrait toujours actuel de la figure de Jésus, de se laisser interroger et provoquer par ses paroles et par ses gestes et, enfin, de rêver, grâce à lui, d’une vie pleinement humaine, joyeuse de se consacrer à l’amour »


Avec ma bénédiction.


┼ Serge Poitras
Évêque de Timmins


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INFOFAX 57

Visite ad limina


Du 20 avril au 5 mai prochain, avec les autres évêques de l’Ontario, je serai à Rome pour la visite ad limina. C’est le devoir des Évêques, prescrit par le Code de droit canonique : « L’Évêque diocésain se rendra à Rome pour vénérer les tombeaux des Bienheureux Apôtres Pierre et Paul et il se présentera au Pontife Romain » (Canon 400 § 1).


Cette visite est une manière d’exprimer un élément fondamental de la foi : notre lien avec le Pape, successeur de saint Pierre, évêque de Rome, principe visible de l’unité de l’Église. C’est ce que nous proclamons dans le ‘Je crois en Dieu’ : nous disons en effet que nous croyons en ‘l’Église, une, sainte, catholique et apostolique’. Nous exprimons d’ailleurs cette union au Pape lorsque nous mentionnons son nom au cœur de la prière eucharistique.


La visite ad limina apostolorum (‘au seuil des apôtres’) est d’abord un pèlerinage au tombeau des Apôtres. Nous célébrerons donc la sainte messe sur le tombeau de saint Pierre, conservé dans la Basilique Saint-Pierre au Vatican, érigée en 350 et rebâtie entre 1500 et 1622; sur celui de saint Paul, conservé en la Basilique Saint-Paul-Hors-les Murs, érigée vers 390 puis en 1854. Nous irons aussi prier à la Basilique Sainte-Marie-Majeure, première église historiquement consacrée à la Sainte Vierge (vers 366), puis à la Basilique Saint-Jean-du-Latran, cathédrale de Rome et première église construite en 324 après la fin des persécutions contre les chrétiens. C’est impressionnant de prendre conscience de la continuité de l’Église à travers les siècles, depuis les apôtres.


Nous rencontrerons le Saint-Père au cours d’une audience. S. Exc. Mgr Ronald Fabbro, évêque de London et Président de l’Assemblée des évêques de l’Ontario, lui présentera la situation de l’Église dans notre province, les défis que nous vivons dans la diffusion de l’Évangile, les ressources dont nous disposons. …


Le Pape abordera sans doute les questions qui lui tiennent à cœur. Il est bien informé sur la vie de nos diocèses, puisque chaque Évêque lui a fait parvenir l’automne dernier un Rapport décrivant de manière détaillée son diocèse: géographie, population, paroisses, ministres, éducation, institutions, mouvements…


Nous rencontrerons aussi la Curie Romaine, organisme central qui assiste le Saint-Père dans le soin de l’Église universelle. Elle comprend différents ‘dicastères’ (semblables aux ministères d’un gouvernement) à qui sont confiées certains secteurs particuliers de la vie de l’Église : la doctrine de la foi, les causes des saints, les Évêques, les prêtres, les religieux-religieuses, les laïcs (la famille et la vie), le culte divin, l’éducation catholique, l’évangélisation, les Églises orientales, le développement humain intégral (les malades, les réfugiés, les victimes de guerres et de catastrophes), l’unité des chrétiens, le dialogue interreligieux…


Le dialogue avec les responsables de ces Dicastères est enrichissant : il nous permet d’une part de présenter la situation canadienne et d’autre part de percevoir mieux la dimension universelle de notre Église. Je me permets de rappeler que j’ai été moi-même membre de la Curie romaine (2010-2012); en effet, au moment de ma nomination comme Évêque de Timmins, j’étais sous-secrétaire adjoint de la Congrégation pour les évêques. J’aurai donc la possibilité de retrouver Son Éminence le Cardinal Marc Ouellet, préfet de ce Dicastère, et les autres membres du personnel qui continuent leur service dans cette Congrégation.


Nous visiterons le Collège Pontifical canadien, qui accueille les prêtres canadiens étudiant dans les Universités pontificales pour des études supérieures en théologie. Nous rencontrerons aussi l’ambassadeur canadien auprès du Saint-Siège, S. E. Monsieur Dennis Savoie. L’ambassadeur du Saint-Père en notre pays, S. Exc. Mgr Luigi Bonazzi, Nonce apostolique, est venu dans notre diocèse le 12 juin dernier, pour la fête de saint Antoine de Padoue, dans le contexte des fêtes du centenaire.


Pendant mon absence, Mgr Patrick Lafleur c.s.s., Vicaire général, assumera la charge du diocèse, assisté de Monsieur l’abbé Léo Rancourt, Vicaire épiscopal. Je les remercie d’avance pour ce service ecclésial.


Au cours des moments de célébrations liturgiques, je désire vous assurer que je porterai dans ma prière les fidèles du diocèse de Timmins : nos familles, nos malades, nos jeunes, les prêtres, les diacres, les personnes mandatées en pastorale, les personnes engagées dans leur foi, celles qui sont distantes.


En ce temps liturgique qui nous centre sur le mystère du Christ mort et ressuscité pour notre salut, puisse sa lumière rayonner sur chacun et chacune.


                                                                          

  ┼    Serge Poitras

Évêque de Timmins






 

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INFOFAX 56 - Carême et Lettre pastorale


Cette année, le Carême débute le premier mars, alors que l’Église célébrera le mercredi des cendres.


Comme fidèles de l’Église catholique, nous sommes tous et toutes invités à profiter de cette période de l’année liturgique pour vivre notre foi chrétienne avec une plus grande intensité. Trois œuvres principales sont toujours à notre disposition : la prière, le jeûne, l’aumône. Nous pouvons donner davantage de temps à Dieu dans la prière en récitant les sept psaumes de la pénitence, en lisant et en méditant l’Évangile, en participant à la messe, en récitant le chapelet ou en faisant le chemin de la Croix. Le jeûne consiste à réduire notre consommation de nourriture ou à renoncer à certaines choses qui prennent bien de la place dans nos vies. Par l’aumône nous partageons avec les personnes qui ont moins que nous, les pauvres de nos villes et des contrées moins favorisées.


Le Carême est en fait une excellente occasion pour ajuster davantage nos vies à Dieu, pour vivre à sa manière. Nous sommes en effet appelés à devenir des saints et des saintes. C’est dans cet esprit que j’ai rédigé la lettre pastorale que je vous offre aujourd’hui; elle s’intitule : « À l’exemple du Dieu saint qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite. Réflexions sur la vocation universelle à la sainteté ». Chaque fidèle peut la parcourir lentement, tout au long du Carême, en une sorte de retraite personnelle; on peut aussi s’en servir pour partager spirituellement avec d’autres personnes, en famille, en  paroisse….


Alors que le diocèse regarde l’avenir qui se dessine devant lui, il me semble important que nous retournions à ce qui est essentiel : notre lien avec le Seigneur et une vie toujours plus conforme à l’Évangile. Puisse cette lettre aider chacun et chacune à devenir de meilleurs et plus fervents disciples du Christ.


Bon Carême à tous et à toutes. Avec ma bénédiction.


                                                                          

   ┼  Serge Poitras

Évêque de Timmins



22 février 2017, fête de la Chaire de saint Pierre apôtre



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INFOFAX 55

Visite aux malades et Communion eucharistique


Dans sa lettre apostolique Misericordia et Misera, le 20 novembre 2016, notre Saint-Père le Pape François nous a invités à conserver l’esprit de l’Année sainte de la miséricorde, c’est-à-dire à continuer de nous préoccuper de nos frères et sœurs et à leur venir en aide.


Parmi les formes les plus courantes de miséricorde, la visite aux malades occupe une place privilégiée, d’autant plus qu’elle est à la portée de tous : qui d’entre nous, en effet, ne connaît une personne atteinte par une maladie plus ou moins grave, qui la retient à la maison, à l’hôpital ou dans un centre de soins ? Une visite fraternelle faite d’écoute, d’encouragement, de prière et de petits services est grandement appréciée, en réponse à la parole de Jésus: « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25, 36).


Le 8 septembre dernier, au cours de notre messe mariale diocésaine, nous avons souligné les personnes qui se dévouent auprès de leurs frères et sœurs malades : celles qui prennent soin d’un ou d’une proche atteint par la maladie, un handicap ou la vieillesse; le personnel qui œuvre dans les hôpitaux ou les résidences spécialisées; les personnes engagées dans les soins palliatifs; les bénévoles de nos paroisses qui visitent les personnes malades ou âgées, s’occupent de leurs besoins quotidiens, leur apportent le réconfort de la prière et de la sainte Communion. Je les remercie de nouveau pour leur indispensable dévouement.


Dans ce service fraternel, la Sainte Vierge est particulièrement inspirante : en effet, lorsqu’elle visite sa cousine Élisabeth (Lc 1, 39-56), elle nous enseigne à porter le Seigneur aux autres.  Apporter la sainte Communion aux malades constitue une forme éminente de charité à leur endroit.


Dans cette ligne, je désire offrir quelques éléments de réflexion aux personnes qui reçoivent la sainte Communion à domicile, à l’hôpital ou en résidence, afin qu’elles puissent vivre en profondeur cette importante rencontre.


  • La Communion prolonge la célébration eucharistique. En effet, c’est pour assurer la communion aux malades incapables de se rendre à l’église que l’Eucharistie est conservée dans le tabernacle : elle nourrit spirituellement et elle accompagne dans le dernier voyage (viatique); elle est adorée.


  • Il appartient au prêtre, pasteur de la communauté, de voir à ce que les personnes malades de sa paroisse reçoivent régulièrement le Pain de vie. Il doit lui-même savoir qui, dans sa paroisse, est affligé par la maladie; il pourra d’abord porter ces personnes dans sa prière quotidienne, en particulier dans la liturgie des heures; il pourra aussi les visiter, leur porter la Communion et même le viatique, leur administrer également les sacrements de pénitence et d’onction des malades, avec la bénédiction apostolique.


  • Pour leur part, les diacres aussi sont des ministres ordinaires de la sainte Communion; il convient qu’ils accordent une place importante à ce ministère auprès des malades et qu’ils les portent également dans leur prière.


  • D’autres personnes ont la faculté de porter la sainte Communion aux malades : personnes mandatées en pastorale, ministres extraordinaires de la Communion, membres des familles, sous la supervision du curé. Ces personnes accompagnent les malades de façon régulière; elles peuvent les disposer à recevoir les autres sacrements (confession, onction, viatique), comme saint Jean Baptiste qui a préparé les chemins du Seigneur.


  • La personne qui reçoit la Sainte Communion est invitée à prendre conscience du Visiteur extraordinaire qu’elle accueille chez elle: c’est le Seigneur lui-même, sous l’apparence du Pain. « Nous viendrons chez lui, dit Jésus, et nous y ferons notre demeure » (Jn 14, 23).

           

  • Pour que cette rencontre soit réellement bénéfique, la personne doit se préparer  spirituellement par un moment de prière, avant l’arrivée du ou de la ministre de la Communion. Elle peut par exemple :


  • Lire les lectures bibliques de la messe du jour, dans le ‘Prions en Église’.
  • Réciter une dizaine de chapelet, en méditant un des trois premiers mystères joyeux : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité de Jésus.
  • Méditer la visite de Jésus chez Marthe et Marie (Lc 10, 38-42), ou encore chez Zachée (Lc 19, 1-10).
  • Lire un psaume, ou le chapitre 6 de l’Évangile selon saint Jean.
  • Recevoir le sacrement du pardon, lorsque possible.


  • Une préparation matérielle est également requise : créer une ambiance de recueillement, éteindre le téléviseur ou la radio, aménager ce qu’il faut pour accueillir le Saint-Sacrement : un petit napperon blanc sur la table, avec un crucifix, ou une statue, ou une icône; un petit luminaire (avec batterie).


  • Pour sa part, le ou la ministre de la sainte Communion mettra tout en œuvre pour être l’instrument favorisant la rencontre de la personne malade avec le Seigneur qui vient la visiter.


Puissent ces quelques considérations sur la sainte Communion à nos frères et sœurs malades, aider à la recevoir de manière respectueuse et profitable.


Avec ma bénédiction.                         

                                                                          

    Serge Poitras

Évêque de Timmins


11 février 2017, fête de Notre-Dame-de-Lourdes

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INFOFAX 54 - Journée de la vie consacrée


Le deux février prochain, l’Église célèbre la fête de la Présentation du Seigneur; elle y rappelle le moment où la sainte Vierge et saint Joseph ont présenté l’Enfant Jésus au temple de Jérusalem; puisque le saint vieillard Siméon a reconnu en lui la lumière qui éclaire les nations, nous exprimons symboliquement la même foi en bénissant et en portant les cierges en procession.


En 1996, saint Jean-Paul II a voulu que cette fête soit aussi la journée de la vie consacrée dans l’Église.  En effet, par leurs vœux, les religieuses et les religieux annoncent au monde, de manière radicale, la lumière du Christ et la primauté de Dieu dans l’existence humaine.


Notre diocèse est heureux de pouvoir bénéficier de la présence, du témoignage et du service de quelques communautés religieuses :


Les Sœurs de l’Assomption de la sainte Vierge : les sœurs Agathe Brochu, Denise Brochu, Jacqueline Robert, Paulette Gauvreau et Jeannine Lemire, à New Liskeard; sœur Margot Génier à Earlton; les sœurs Sherry Lacoursière et Cécile Lemaire, à Timmins.


Les Filles de la Sagesse : les sœurs Dolorès Potvin et Claudette St-Onge, à Timmins.


Les Frères du Sacré-Cœur : les frères Raymond Corbeil, Royal Ménard, Roland Saumur et Maurice Vincent, à Timmins.


Le diocèse compte aussi sur le service de prêtres, membres de communautés religieuses : les Pères Franciscains Stéphane Kazadi Sanga et Pierre Mafanda Mahuma, à Timmins; le père Georges Hakiza Nyarubwa, à Matheson, Val-Gagné, Holtyre, Ramore, Wahgoshig First Nation. De son côté le Père spiritain Henri Touaboy œuvre à Kirkland Lake,  Larder Lake, Virginiatown et Matachewan.


Les paroisses où demeurent ces religieux et religieuses sont invitées à souligner leur présence et leur apport dans la célébration du 2 février.


Pour ma part, je présiderai la procession et la messe le jeudi deux février à  19 heures à l’église Sacré-Cœur de New Liskeard : les paroissiens et paroissiennes des environs sont invités à y participer en compagnie des religieuses et religieux. Un moment de rencontre et de partage fraternel suivra la célébration.


Avec ma bénédiction.                                     


┼  Serge Poitras

Évêque de Timmins

25 janvier 2017, conversion de saint Paul.




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Veuillez consulter le site du diocèse : Infofax 53

http://www.dioctims.ca/infofax-mgr-serge-poitras/infofax-n-53/?lang=fr




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Publication du livre du centenaire du diocèse : « Un siècle de foi catholique en action. Diocèse de Timmins, 1916-2016 ».


Dans le contexte du centenaire de notre diocèse, de nombreuses personnes ont souhaité la publication d’un livre qui permettrait de rappeler quelques figures et épisodes qui ont jalonné notre histoire. Un tel anniversaire est en effet une occasion privilégiée pour découvrir ‘cette immense nuée de témoins’ (He 12, 1), les couples et les familles, les religieux, les religieuses, les diacres, les prêtres, les évêques, qui ont construit notre Église diocésaine. Chacune de ces personnes, en réponse généreuse à sa vocation particulière, a apporté sa contribution unique et irremplaçable à la construction de l’Église et de la société civile. Leur présence et leur action ont marqué les différents secteurs du travail, de l’éducation, des soins de santé, de l’attention aux nécessiteux et nous en bénéficions toujours.


M. Florent Héroux, historien de New Liskeard, a relevé le défi de nous présenter cette histoire dans le livre « Un siècle de foi catholique en action. Diocèse de Timmins, 1916-2016 ». Assisté de son épouse Mme Jeannine Lafond Héroux, ainsi que de nombreux autres collaborateurs et collaboratrices, il nous offre un volume qui rappelle les nombreux acteurs et actrices de notre histoire, ses événements, défis et transformations; de précieuses photographies en agrémentent la présentation; il nous offre une mine d’informations que nous pouvons découvrir et apprécier.


Ce livre sera lancé le jeudi 8 septembre prochain, au sous-sol de la cathédrale de Timmins, après la célébration mariale diocésaine de 19 heures. Pour la région sud, le lancement aura lieu le samedi 10 septembre, après la messe de 19 h 15, dans la salle de l’église Sacré-Cœur de New Liskeard. Le livre est offert au prix de 30 dollars. Par la suite, il sera possible de l’acquérir dans les différentes paroisses.


Fête de la Nativité de la sainte Vierge


Cette année, la célébration de la Nativité de la sainte Vierge mettra en évidence les personnes qui se dévouent auprès de leurs frères et sœurs malades, dans la partie nord du diocèse, comme je l’indiquais dans l’Infofax N. 50, du 29 juin dernier :

les personnes qui prennent soin d’un ou d’une proche atteint par la maladie, un handicap ou encore la vieillesse;
le personnel qui se dévoue au service des personnes malades dans les hôpitaux ou les résidences spécialisées;


les personnes engagées dans les soins palliatifs;


les bénévoles de nos paroisses qui visitent les personnes malades ou âgées, s’occupent de leurs besoins quotidiens, leur apportent le réconfort de la prière et de la sainte Communion.


Le dimanche 4 septembre,  a lieu l’introduction de la nouvelle traduction française des lectionnaires liturgiques.  A partir d’aujourd’hui, les fidèles de langue française utilisent la nouvelle traduction liturgique des lectionnaires approuvée pour toute la francophonie de par le monde. Cette traduction remplace celle utilisée depuis une quarantaine d’années.


Le dimanche 18 septembre prochain, nous sommes invités à prier pour les fidèles défunts. En cette année du centenaire, cette prière prend un sens particulier. Avec l’aimable autorisation des autorités municipales, je présiderai un moment communautaire de prière au cimetière de Timmins, le dimanche 18 septembre à 14 heures; par la suite, les fidèles pourront se rendre individuellement sur les tombes de leurs chers disparus. 


Ce moment de prière est une expression de notre foi en Dieu qui offre la vie éternelle à ceux et celles qui croient en lui, ainsi que de notre charité et de notre reconnaissance à leur endroit; elle est encore une intercession à leur intention, de même qu’une demande d’intercession pour nos propres besoins.


Il est à souhaiter qu’un tel moment de prière se réalise dans les autres cimetières du diocèse.


Le 25 septembre a lieu à Rome le pèlerinage des catéchètes. Comme il n’est pas possible pour plusieurs de s’y rendre, chaque paroisse est invitée à mettre en évidence les personnes responsables de l’enseignement religieux dans nos écoles catholiques ainsi que les catéchètes qui œuvrent dans nos paroisses, en particulier dans la préparation sacramentelle.


Avec mes sentiments les meilleurs en Notre-Seigneur.


┼Serge Poitras

Évêque de Timmins






Diocèse de Timmins
Diocese of Timmins                                                                                                                                                                             No 49┼S.P
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Fête patronale et banquet du centenaire


Le 7 janvier dernier, par une messe célébrée simultanément à la cathédrale, à Sainte-Croix de Haileybury, à l’Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Kirkland Lake et à Saints-Martyrs-Canadiens d’Iroquois Falls, nous avons débuté les festivités soulignant le centenaire de notre diocèse, érigé en 1916 à Haileybury et transféré à Timmins en 1938.

Plusieurs autres événements ont eu lieu depuis ce moment. Je pense ainsi à la Journée de la vie consacrée, le 2 février, pendant laquelle nous avons évoqué l’œuvre des religieux et des religieuses qui se sont dépensés au service de la foi dans notre région; lors de la fête de la famille, le 14 février, plusieurs paroisses ont souligné les anniversaires de mariage, mettant en évidence l’apport fondamental des couples et des familles dans la vie de l’Église; à cette occasion on a offert aux jubilaires un parchemin attestant la bénédiction épiscopale; pendant le Carême, les paroisses ont aménagé une murale de la miséricorde qui montre l’engagement passé et présent des fidèles pour soulager les misères; de la même manière, dans nos écoles catholiques, des jeunes ont illustré l’engagement chrétien et l’histoire de leur paroisse ou du diocèse. Le mardi saint 22 mars, dans l’ancienne cathédrale Sainte-Croix, en présence des prêtres, diacres, religieux et religieuses et fidèles, j’ai présidé la messe chrismale au cours de laquelle le Saint-Chrême est consacré et l’huile des catéchumènes et des malades sont bénites.

Le dimanche 12 juin prochain à 16 heures, en la cathédrale, aura lieu la célébration solennelle de notre Patron, saint Antoine de Padoue.

La messe sera présidée par Son Excellence Monseigneur Luigi Bonazzi, Nonce apostolique, représentant du Saint-Père en notre pays. Seront également présents plusieurs évêques liés de plus près à notre diocèse et à son histoire. Vu le nombre limité de places dans l’église, la célébration sera transmise aussi en circuit fermé dans la salle paroissiale de la cathédrale.

Un banquet suivra au Dante Club, de Timmins; les billets, au prix de 60 dollars chacun, sont disponibles dans les paroisses.

En plus du centenaire du diocèse, nous soulignerons à cette occasion le 25e anniversaire d’ordination sacerdotale de Monsieur l’abbé Léo Rancourt, et la retraite de Madame Céline Faucher.

La fête de saint Antoine est sans doute un des moments principaux de notre centenaire. C’est une excellente occasion de remercier le Seigneur pour les grâces qu’il nous a dispensées pendant ces cent dernières années et pour lui offrir les années à venir.

Avec mes sentiments les meilleurs en Notre-Seigneur.

┼  Serge Poitras

Évêque de Timmins



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INFOFAX 48


Loi sur l’euthanasie et l’aide médicale à mourir


Pendant son pontificat, saint Jean-Paul II a décrit la « culture de la mort » qui se répand dans le monde. Notre pays n’échappe malheureusement pas à cette menace envahissante : en effet, sous le nom trompeur d’ « aide médicale à mourir », le gouvernement fédéral prépare une législation qui introduira
des changements fondamentaux dans nos lois.


Il est grandement à craindre que le ‘droit’ à mourir devienne progressivement un ‘devoir’ de mourir : les personnes vulnérables finiront par se percevoir comme un poids et le personnel des centres de santé pourra être contraint de garantir ces soi-disant soins. Le personnel médical et les institutions
confessionnelles pourront voir limiter leur liberté de conscience, pourtant garantie par la Charte canadienne.


Dans ce contexte, au terme de son mandat comme Président de l’Assemblée des évêques catholiques de l’Ontario, Son Éminence le Cardinal Thomas Collins, archevêque de Toronto, a publié une déclaration dont je vous transmets copie dans sa version originale anglaise. À sa proposition, j’invite les fidèles du diocèse à écrire aux membres du Parlement pour exprimer les préoccupations suivantes : leur désaccord personnel face à l’euthanasie, leur souci de la protection des personnes vulnérables ainsi que de la liberté de conscience des médecins et des centres de santé catholiques.


On peut visiter le site CanadiansforConscience.ca et la Coalition for HealthCARE and Conscience. Cette coalition, qui comprend plusieurs partenaires, dont plus de 5000 médecins, a été formée pour éduquer et engager les personnes qui partagent ces préoccupations. On peut utiliser ce site internet pour écrire
directement à notre Membre du Parlement et lui demander de protéger les personnes vulnérables et s’assurer que les individus et les institutions peuvent dispenser des soins de santé sans avoir à compromettre leurs convictions morales.


Avec ma bénédiction.
┼ Serge Poitras
Évêque de Timmins


Statement from Cardinal Thomas Collins concerning Euthanasia/Assisted Suicide
“I will give no deadly medicine to anyone if asked, nor suggest any such counsel…”
- The Hippocratic Oath
“You shall not kill.” Exodus 20:13


“Contemplating Suicide? We Can Help!” There was a time when such an advertisement pointed to a crisis line, where someone was standing by to counsel you and to offer hope in a situation of intolerable pain. We are in a very different time, now. In a few short months assisted suicide, its grim reality hidden behind blandly deceptive terms like “Medical Assistance in Dying”, will be declared an acceptable option in our country, enshrined in law. As the federal government prepares legislation to implement the Supreme Court’s decision, it is crucial to consider the effects of this fundamental change in our laws.


Death comes to us all, sometimes suddenly, and sometimes slowly. Although patients benefit from medication that controls pain, they are fully justified in refusing burdensome and disproportionate treatment that serves only to prolong the inevitable process of dying. But dying is simply not the same as being killed. We are grateful for physicians and nurses and others who offer medical assistance to patients who are dying, but it is never justified for them to kill a patient.

Physicians across our country who have devoted their lives to healing patients will soon be asked to do the exact opposite. They will not be asked to ease their suffering by providing them with treatment and loving care, but by putting them to death. In fact, killing a patient will no longer be considered a crime, but will actually be seen as a kind of health care, complete with legislation to regulate it.

On February 25, 2016, a parliamentary committee presented the lawmakers who will craft this disturbing legislation with 21 recommendations. They should shock us to the core, especially if we believe, complacently and incorrectly, that the change in the law will affect only a few people with grave physical illness, who have lived a long life, and are near death. In fact, the recommendations include:

  •  A desire to allow, beginning in three years, access to euthanasia/assisted suicide for minors (those under 18).
  • The ability for those diagnosed with conditions like dementia to pre-schedule their deaths.
  • Insistence that those with psychiatric conditions be eligible for euthanasia/assisted suicide.
  • A requirement that any institution receiving public funding, including Catholic hospitals, long-term care facilities and hospices, provide euthanasia/assisted suicide, thus forcing them to repudiate the very principles that are the foundation of their immense service to us all.
  • A requirement that doctors who refuse to kill a patient must make sure that someone else does it. No other country in the world requires such a violation of conscience.

It is unjust to force people to act against their conscience in order to be allowed to practice as a physician or, in the case of a health care facility, in order to qualify for government funding. It is not tolerant of religious diversity. It is religious discrimination that punishes those who so faithfully serve everyone who comes to them, and have done so since before Canada existed but who, in good conscience, cannot perform some procedures, such as helping to kill their patients.

When the state goes beyond its legitimate but limited role, and suppresses conscience rights in this way, I am reminded of a man whose employer told him to do something against his conscience. He courageously replied: “You employ me; you don’t own me.”


End-of-life care (palliative care) is currently accessible to only 30% of Canadians. This is a tragedy, and unacceptable. Instead of providing ways to hasten death, we should be providing palliative care for every Canadian, greater support for those with mental illness, and help for those tempted to suicide.


Some people become convinced that, at a certain point, there is no longer any “value” in their life, since they cannot function as they once did. Their concern deserves our compassionate respect, but it is a shaky foundation for social policy. Our value as people comes not from what we can do, but from who we are. It comes from within, from our inherent dignity as human beings. Once we make people’s worthiness to live dependent on how well they function, our society has crossed the boundary into dangerous territory in which people are treated as objects that can be discarded as useless.


Mindful of the inherent dignity of each person, it is time for families across the country to have a difficult but necessary conversation about the reality of death. We need to understand the destructive implications of these legal changes, and offer truly loving and merciful alternatives. And Christians should be guided by these words of Jesus, that for 2000 years have inspired heroic acts of loving service: “Whatever you did for one of these least brothers of mine, you did for me.” (Matthew 25:40)


Thomas Cardinal Collins
Archbishop of Toronto
March 1, 2016


Tell Legislators How You Feel
Those people who are concerned about this legislation are encouraged to visit CanadiansforConscience.ca and join the Coalition for HealthCARE and Conscience. The coalition is made up of numerous partners, including more than 5,000 Canadian doctors, and has been formed to educate and engage those who share our concerns.

You can use this website to write directly to your Member of Parliament, respectfully expressing your concerns. Please urge your elected representative 1) to protect the vulnerable; and 2) to ensure that individuals and institutions can provide health care without having to compromise their moral convictions.


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INFOFAX 47

Lettre pastorale « Faites cela en mémoire de moi »


Le Jeudi saint, veille de sa mort, au cours du repas qu’il partageait avec ses disciples, le Seigneur Jésus disait : « Faites cela en mémoire de moi ». En réponse à son invitation, depuis plus de deux mille ans, les fidèles se rassemblent pour célébrer l’Eucharistie.


Pendant ma visite pastorale dans les paroisses du diocèse (2014-2015), de nombreuses personnes m’ont partagé leurs préoccupations sur l’Eucharistie dominicale et sa place dans la vie des fidèles. En effet, le nombre de personnes pratiquantes a diminué de façon notable; la fréquentation massive de
l’église paroissiale est chose du passé; pour plusieurs, la messe dominicale est devenue secondaire, sinon marginale. On note aussi le vieillissement de la population pratiquante : nos assemblées liturgiques sont composées majoritairement de personnes plus âgées; les jeunes (enfants, adolescents,
jeunes adultes, jeunes familles) viennent de façon occasionnelle, lors d’évènements spécifiques ou de fêtes importantes comme Noël ou Pâques.


Dans ce contexte, je pense qu’il est important de s’arrêter sur l’Eucharistie afin de mieux comprendre ce grand sacrement et d’en redécouvrir la nécessité pour notre vie chrétienne. C’est le but de ma Lettre pastorale « Faites cela en mémoire de moi » que je publie à l’occasion du Jeudi saint de cette année. Elle
comprend 7 parties : enseignement de la foi catholique sur l’importance de l’Eucharistie (I); l’Eucharistie, mystère de foi (II), don du Christ (III), sacrement de l’alliance nouvelle et éternelle (IV); l’Eucharistie et la rémission des péchés (V); les différentes formes de présence du Christ (VI); Eucharistie
et sacerdoce (VII).


Je vous invite à prendre le temps de la lire et de la méditer. Il n’est pas nécessaire de la lire tout d’une traite; au contraire, comme la nourriture que l’on mastique bouchée après bouchée, il est préférable de la parcourir petit à petit, un numéro par jour, ou encore une des 7 parties à la fois. De cette manière, il
sera possible d’approfondir notre connaissance et notre amour pour l’Eucharistie et de l’intégrer davantage dans nos vies.


Avec ma bénédiction.
┼ Serge Poitras
Évêque de Timmins

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INFOFOX 43 : Préparation à la messe


La préparation fait partie de notre vie quotidienne : ainsi, pour apprêter nos repas quotidiens, nous achetons les ingrédients nécessaires; pour rencontrer le médecin, nous décrivons les symptômes des malaises qui nous affectent et nous apportons nos cartes d’assurance-maladie; nous exposons à notre garagiste les problèmes de notre voiture.

La célébration de la messe n’échappe pas à cette règle. Elle exige aussi une préparation. Il y a évidemment celle du prêtre et des différents ministres qui y interviennent : aménagement des lieux, accueil, choix des chants, service liturgique, proclamation des lectures, cueillette des offrandes, distribution de la sainte communion… Toutefois cela ne suffit pas.

Chaque personne qui participe à la messe doit se préparer de manière adéquate, passer du tourbillon de sa vie quotidienne à la rencontre du Seigneur et de la communauté chrétienne. Cela ne se fait pas automatiquement; il faut se disposer, se préparer physiquement et surtout spirituellement.

Préparation physique : en nous abstenant de manger une heure avant la communion, nous commençons nos préparatifs; nous portons les vêtements qui conviennent; nous nous déplaçons pour nous rendre à l’église.

Préparation spirituelle : nous prenons conscience de ce que nous allons faire : écouter la Parole de Dieu, unir nos vies à celle du Seigneur, recevoir le Seigneur dans la sainte Communion, rencontrer la communauté chrétienne.


Première étape : arrivée à l’église
Nous faisons le signe de la croix, avec l’eau bénite : nous rappelons ainsi notre baptême; nous exprimons notre foi en la Sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit; nous évoquons l’amour du Seigneur pour nous, lui qui a donné sa vie sur la Croix afin que nous ayons la vie.
Nous faisons la génuflexion en nous tournant vers le tabernacle : nous reconnaissons par là que le Seigneur est présent dans le Saint-Sacrement; nous l’adorons et nous lui exprimons notre amour. Nous lui redisons notre désir de nous rendre présents à lui.

Deuxième étape, dans nos bancs :
Un moment de prière générale:
Nous récitons le ‘Je crois en Dieu’, pour exprimer notre foi en Dieu Père, Fils et Esprit-Saint : le Père qui nous a créés; le Fils qui est venu nous sauver par sa mort et sa résurrection et partager avec nous la vie divine; l’Esprit, qui nous sanctifie dans l’Église; nous redisons notre espérance de la vie
éternelle en Dieu.

Nous récitons le ‘Notre Père’ : en reprenant cette prière qui vient de Jésus, nous prenons conscience que nous sommes les enfants de Dieu qui s’occupe de nous comme un père.

Nous récitons le ‘Je vous salue Marie’ : nous demandons à la sainte Vierge de nous disposer à accueillir son Fils comme elle l’a fait dans sa vie.


Moment de prière personnelle :

Nous regardons la semaine qui vient de s’écouler :

Nous remercions le Seigneur pour les grâces qu’il nous a données (les événements heureux qui se sont produits dans nos vies ou dans celles des autres, dans le monde; les personnes qui nous ont manifesté leur amitié...)

Nous examinons notre conscience et nous demandons pardon pour nos péchés : le mal qui a contaminé nos pensées, nos paroles, nos actions; le bien que nous avons refusé de faire. Si nécessaire, nous recevons le sacrement du Pardon.

Nous présentons au Seigneur nos demandes particulières :

pour nous-mêmes (santé, sainteté, lumière pour les décisions à prendre, force pour accomplir le bien…).

Nous présentons au Seigneur les besoins des autres: les époux prient l’un pour l’autre; les parents pour leurs enfants et vice versa; on évoque nos amis, la paroisse, le diocèse, les pauvres, les malades, les mourants, le pays, la paix…

Afin de bien accueillir la Parole de Dieu qui sera proclamée, nous reprenons les paroles du jeune Samuel: « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute » (I Sam 3, 10); nous nous unissons à la Sainte Vierge lors de l’Annonciation : « Que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38).

Nous exprimons finalement nos désirs profonds : nous unir davantage au Seigneur, devenir des membres plus dynamiques de son Église, vivre notre foi catholique de manière plus cohérente.

J’espère que ces quelques indications pourront aider chacun et chacune à mieux se préparer à la messe pour la vivre de manière plus consciente et fructueuse.

Avec mes sentiments les meilleurs en Notre-Seigneur.


┼Serge Poitras
Évêque de Timmins


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INFOFAX 42 : Porte sainte et sacrement du Pardon


Le 12 et 13 décembre dernier, en réponse à l’invitation du Saint-Père, nous avons procédé, en la Cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue de Timmins et en l’église Sainte-Croix de Haileybury, à l’ouverture et à la bénédiction de la Porte Sainte. J’en ai donné le sens dans l’Infofax 40 du 3 décembre dernier.

Dans cette ligne, je désire porter à votre attention les paroles que le Pape François a prononcées lors de l’audience générale du 16 décembre; il s’arrêtait sur le sens de la Porte sainte que nous sommes appelés à franchir, ainsi que sur le sacrement du Pardon qu’il nous exhorte à recevoir.


1) Franchir la Porte sainte
Je pense à ceux qui franchiront l’une des portes saintes qui, au cours de cette année, sont de véritables portes de la miséricorde. La porte indique Jésus lui-même qui a dit: «Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et sortira, et trouvera un pâturage» (Jn 10, 9).
Traverser la porte sainte est le signe de notre confiance dans le Seigneur Jésus qui n’est pas venu pour juger, mais pour sauver (cf. Jn 12, 47). Prenez garde que quelqu’un d’un peu malhonnête ou de trop rusé ne vous dise qu’il faut payer: non! le salut ne se paie pas. Le salut ne s’achète pas. La porte est Jésus, et Jésus est gratuit! Lui-même parle de ceux qui ne font pas entrer comme il se doit, et il dit simplement que ce sont des voleurs et des brigands. Alors faites attention: le salut est gratuit. Traverser la porte sainte est signe d’une véritable conversion de notre coeur. Quand nous traversons cette porte, il est bon de rappeler que nous devons maintenir grande ouverte également la porte de notre coeur. Je suis devant la porte sainte et je demande: «Seigneur, aide-moi à ouvrir toute grande la porte de mon coeur!». L’année sainte ne serait pas très efficace si la porte de notre coeur ne laissait pas passer le Christ, qui nous pousse à aller vers les autres, pour l’apporter, lui et son amour. Donc, de même que la porte sainte reste ouverte, parce qu’elle est le signe de l’accueil que Dieu lui même nous réserve, ainsi, que notre porte également, celle de notre coeur, soit toujours grande ouverte pour n’exclure personne. Pas même celui ou celle qui me dérange: personne.


2) Recevoir le sacrement du Pardon

Un signe important du jubilé est également la Confession. S’approcher du sacrement avec lequel nous sommes réconciliés avec Dieu équivaut à faire l’expérience directe de sa miséricorde. C’est trouver le Père qui pardonne: Dieu pardonne tout. Dieu nous comprend également dans nos limites, il nous comprend également dans nos contradictions. Pas seulement, avec son amour, il nous dit que c’est précisément quand nous reconnaissons nos péchés qu’il est encore plus proche et qu’il nous pousse à regarder de l’avant. Il dit plus: que lorsque nous reconnaissons nos péchés et que nous demandons pardon, le Ciel est en fête. Jésus fait la fête! C’est Sa miséricorde: ne nous décourageons pas. Allons de l’avant, de l’avant avec cela!

Combien de fois ai-je entendu: «Père, je n’arrive pas à pardonner mon voisin, mon collègue de travail, ma voisine, ma belle-mère, ma belle-soeur». Nous avons tous entendu cela: «Je n’arrive pas à pardonner». Mais comment peut-on demander à Dieu de nous pardonner, si ensuite nous ne sommes pas capables de pardonner? Et pardonner est une grande chose, pourtant, ce n’est pas facile, de pardonner, parce que notre coeur est pauvre et qu’il ne peut pas y réussir avec ses seules forces. Mais si nous nous ouvrons pour accueillir la miséricorde de Dieu pour nous, nous devenons à notre tour capables de pardon. Tant de fois, j’ai entendu dire: «Mais, cette personne, je ne pouvais pas la voir: je la détestais. Mais un jour, je me suis approché du Seigneur et je lui ai demandé pardon pour mes péchés, et j’ai aussi pardonné cette personne». Ce sont des choses de tous les jours. Et nous avons cette possibilité près de nous.

Le Saint-Père nous invite ainsi à approfondir notre expérience du Seigneur, en ouvrant toujours davantage nos coeurs à son amour qui nous pardonne et nous transforme à son image.

Avec mes sentiments les meilleurs en Notre-Seigneur.

┼Serge Poitras
Évêque de Timmins


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INFOFAX 38


Aide médicale au suicide


Déjà tout au cours de son pontificat, saint Jean-Paul II a dénoncé avec vigueur une culture de la mort qui se diffuse abondamment dans le monde occidental, en particulier par la promotion de l’avortement et de l’aide médicale à mourir, autre nom pour camoufler l’euthanasie. On banalise et justifie la mort d’êtres humains innocents, avec des mots trompeurs : ‘compassion’, ‘dignité’.

Les fidèles catholiques doivent promouvoir une culture de la vie. Pour nous aider à en comprendre l’importance, je vous transmets copie du Mémoire que la Conférence des Évêques catholiques du Canada a soumis le 19 octobre dernier au Comité chargé d’examiner des options pour une réponse législative à l’affaire Carter. C. Canada.

Le mémoire est fondamentalement composé de citations pertinentes provenant du Catéchisme de l’Église catholique, et d’extraits tirés de la déclaration sur l’aide au suicide émise par l’Assemblée plénière de la CECC et organisés selon les cinq points choisis (le bien commun; l’aide au suicide; les soins palliatifs; la protection des personnes vulnérables; et la liberté de conscience et de religion), le tout accompagné de commentaires supplémentaires sur les soins palliatifs.

Avec mes sentiments les meilleurs en Notre-Seigneur.

22 octobre 2015, fête de saint Jean-Paul II.

┼ Serge Poitras
Évêque de Timmins



PS   Vous trouverez le mémoire sous l'onglet - Message des évêques.


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