Historique de la

Paroisse
Sacré-Coeur 

de New Liskeard


Dresser l'histoire de notre paroisse c'est à la fois faire le tableau du développement économique de la région. L'un et l'autre sont inter reliés. Le clergé a suivi le développement économique et social de cette population francophone toujours en mouvance dans cette région du Timiskaming. Sans remonter aux premiers jours de la colonie française, nous savons que nous étions situés à la croisée des chemins de la traite des fourrures. Voilà notre départ.

Depuis le milieu du 19ième siècle, les Pères Oblats se rendent régulièrement au Vieux Fort pour exercer leur ministère auprès des Amérindiens, des trappeurs et des bûcherons qui y séjournent ou encore des gens qui ne sont que de passage. Ces premiers missionnaires passeront du Vieux Fort pour aller s'établir sur l'autre rive du lac et ainsi fonder la mission St-Claude.

Vers la fin du siècle, on ferme la mission pour revenir sur la rive de départ, mais cette fois à l'endroit où se situe maintenant Ville-Marie.

Et chez nous, les missionnaires sont venus aussi. En 1902, le Père Stanislas Beaudry, un Oblat, a célébré la première messe de la paroisse de New Liskeard dans un garage, maintenant démoli.

Pendant plusieurs années, la paroisse n'était qu'une mission desservie par les Pères Oblats. En 1903, les Pères Oblats entreprirent un travail plus intense et régulier dans la mission. On y a même construit la première chapelle à l'endroit où se trouvait, il n'y a pas si longtemps, le garage Armstrong au coin des rues Lakeshore et Wedgewood. Cette chapelle porte le nom de St- Théodore. Pendant longtemps, cette chapelle sert d'église le dimanche et d'école en semaine.

Parmi les premiers arrivés dans la paroisse, les registres révèlent les noms des Lajoie, des Breault, des Brillon, des Gervais, des Beaupré, des Tremblay, des Lehoux, des Maillé, des Després, et bien d'autres. La plupart de ces gens profitaient de la coupe du bois pendant les mois d'hiver pour apporter un surplus de gain. Plus tard, plusieurs de leurs descendants vinrent travailler en ville, soit chez Hill-Clark-Francis, soit à la Wabi (Wabi Iron Works).

À cette époque, Mgr Anicet Latulippe est responsable d'un énorme territoire recouvrant l'Abitibi, le Témiskaming et une partie de l'Outaouais jusqu'au lac St-Jean. Un grand territoire sur lequel il fonde plusieurs paroisses et veille à y installer des prêtres. On se doit de souligner son engagement à assurer la survivance de la langue française dans la région. Ne sommes-nous pas les témoins vivants de cette préoccupation? Il établit sa cathédrale et sa résidence à Haileybury.

En 1915, on nomma officiellement l'abbé Arsène Arsenault, curé de la paroisse. Il construisit le sous-sol qui servit d'église jusqu'en 1957. Dans ce sous-sol, on y célébra tous les offices religieux, et cela dans les deux langues pendant plus de 40 ans.

En 1918, l'abbé Albert Deschênes succéda à l'abbé Arsenault. Dès 1919, l'abbé Albert Pelletier lui succède. Peu de temps après son arrivée, il tente d'obtenir l'aide de deux religieuses qui sachent parler les deux langues. L'année d'en suite, deux religieuses sont arrivées à Haileybury, mais enseignent à New Liskeard.

Le 4 octobre 1922, c'est le Grand Feu dans la région. Sont détruits des centaines de maisons de Haileybury y compris la cathédrale, l'évêché, l'orphelinat, le couvent des religieuses de l'Assomption, des écoles paroissiales, l'hôpital des religieuses de la Providence. New Liskeard a aussi connu d'immenses pertes.

En 1923, le 11 novembre, New Liskeard devenait le siège épiscopal temporaire du diocèse de Haileybury. Le 24 novembre, on y fit l'intronisation du nouvel évêque, Monseigneur Louis Rhéaume, un père oblat qui avait été recteur de l'université d'Ottawa.

En 1924, on nomma l'abbé Henri Paquin curé et il se dépensa à son ministère durant 26 ans.

En 1926, l'abbé Paquin, curé de la paroisse St-Théodore demande la permission de changer le nom à Paroisse Sacré-Coeur. L'évêque acquiesça à cette demande. En 1938, le diocèse de Haileybury devient le diocèse de Timmins et la cathédrale, l'église St-Antoine de Padoue. Cependant, Mgr Rhéaume demeure à Haileybury pour mieux desservir le côté québécois et ontarien.

En 1948, à l'automne, l'abbé Rodolphe LaSalle prend charge de la paroisse.

En 1950, l'abbé Adrien Pleyer remplace l'abbé R. LaSalle.

En 1952, l'abbé Alphonse Deshaie prenait charge du ministère mais sa santé l'empêcha de faire des activités en dehors de son ministère.

En 1955, Mgr Maxime Tessier prend la charge du diocèse. Il met l'accent sur l'éducation en fondant l'école secondaire Fatima à Haileybury, le collège Sacré-Coeur, le collège Notre-Dame et O'Gorman High School à Timmins.

En août 1956, Son Excellence nommait officiellement l'abbé Germain Paquette, curé de New Liskeard. Immédiatement, il vit le bienfait d'une paroisse complètement canadienne-française, et avec la collaboration des paroissiens, des deux groupes anglais et français, il obtient la permission de Monseigneur Tessier de former deux paroisses distinctes, soit la paroisse Sacré-Cœur pour les Français et la paroisse Our Mother of Perpetual Help pour les Anglais.

En 1957, au mois de mai, on commença la construction de l'église. L'architecture en est une des plus modernes, et des plus originales. L'abbé Paquette voulut donner à l'édifice l'apparence d'un navire attaché au roc, signe de salut, qui est le Christ. Un artiste a fait les esquisses du Chemin de la croix puis on a transféré le tout sur le tissu et sa vieille maman a complété le travail au crochet.

À la fin des années 50, il est inutile de mentionner que la paroisse a fait d'immenses progrès au point de vue d'éducation, de développement social et de pratique religieuse. La paroisse compte environ 205 familles, environ 400 élèves qui fréquentent 15 classes dans trois écoles qui sont des plus modernes.

La paroisse compte plusieurs organisations sociales et religieuses, telles que les cercles Lacordaire et Jeanne d'Arc, la Ligue du Sacré-Cœur, les Dames de Sainte-Anne, les Croisés.

En 1968, l'abbé Edouard DelGuidice succède au curé Paquette Plusieurs mouvements religieux associés à l'église prenaient de l'expansion comme Couples et familles, le Cursillo, Marriage Encounter et les Femmes chrétiennes. L'abbé Delguidice s'assure de la pérénité de ces groupements. Pour lui aider, l'abbé Marcel Gaboury et Jean Grisé comme vicaire, et Henri-Louis Maheu pendant une année.

En 1971, Mgr Jacques Landriault prend la relève de Mgr Tessier. En 1975, Mgr Landriault déménage sa résidence à Timmins.

En 1977, l'abbé Roger Cadotte lui succède. Tout en maintenant la vie des mouvements, il veut mousser de plus en plus la participation de laïcs aux différents ministères de la liturgie.

En 1982, l'abbé Jean-Marie Champagne vient en relève à l'abbé Cadotte. Nous nous souviendrons de son projet majeur Le Renouveau en paroisse Il encourageait une grande participation à la vie paroissiale et une meilleure compréhension de la liturgie.

En 1985 la paroisse accueille l'abbé Firmin Lafond. Avec sa simplicité et sa joie communicative il n'avait aucune difficulté à susciter l'engagement des fidèles. En sa présence, on se sentait confiant et accueilli. On se souviendra de ses brefs sermons.

Pour l'appuyer dans sa tâche, il y avait Armel Dupuis (1985-1991), François Tessier (1996-1999) ainsi que Germain Turcotte (2001).

En 2004 la paroisse connaît une alternance entre les abbés Richard Ngoy et Germain Turcotte.

Depuis 2009, l'abbé Richard Ngoy est curé de notre paroisse. La foi intense et la collaboration de tous les paroissiens généreux ont contribué au développement et au progrès continuels de la paroisse depuis 1915.

De nos jours (2007), la paroisse Sacré-Cœur fait partie de la région pastorale Sud du diocèse de Timmins.

Comme partout ailleurs en Ontario, le rôle de la paroisse a évolué au fil des années. Elle demeure cependant le lieu de rassemblement des chrétiens et chrétiennes catholiques francophones de notre ville. Elle a toujours vécu des célébrations dominicales riches en chant et en musique. C'est une de ses caractéristiques. Elle accueille chaleureusement les gens d'ici, ceux et celles qui reviennent occasionnellement, les visiteurs et les touristes.